‹ NapolineChapitre 49 sur 75 · A M. A. DE L · texte numérisé non relu

A M. A. DE L

Quel est donc le secret de mes vagues alarmes

Est-ce un nouveau malheur qu'il me faut pressentir ? D'où vient qu'hier mes yeux ont versé tant de larmes En le voyant partir?

i68 LE DEPART.

La nuit vint — et j'errais encor sur son passage. Regardant l'horizon où l'éclair avait lui , Sur la route, de loin, je vis tomber l'orage, Et je tremblai pour lui.

J'aimais à contempler cette lueur ardente Qu'il voyait comme moi dans le ciel obscurci, A sentir sur mon front cette pluie abondante Qui l'inondait aussi.

J'allai , cherchant un être ém.u de ma souffrance,

Interroger les yeux de son départ témoins

Mais lui ! . . . n'était pouir eux, dans leur indifférence. Qu'un voyageur de mioins.

Nos amis m'attendaient au seuil de ma deitteui-e; Je lus dans leurs regards un reproche jaloux.

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