LE DÉPART
Tels, voguant loin des bords d'une terre chérie, Deux navires perdus entre le ciel et l'eau, Reconnaissent leurs voeux, leurs destins, leur patrie, Aux couleurs d'un drapeau.
Noble et sainte union , en délices fertile ! . . . Pour nos cœurs fraternels, rêvant le même bien. Le champ de la pensée est un commun asile , Et la gloire, un lien.
On parle à son ami des chagrins de la terre; On confie à l'amour le secret d'un instant ; Mais, au poète aimé, l'on redit sans mystère Ce que Dieu seul entend !
3 i^a^amf LA MARQUISE DE LA BOURDONNAYE.