‹ NapolineChapitre 62 sur 75 · REPENTIR · texte numérisé non relu

REPENTIR

Un mot à la douleur, un accent au génie , Pour attester l'amour.

Mais, hélas ! le bonheur s'apprend par l'espérance; L'oeil reconnaît de loin un objet souhaité j Elle ne peut trouver qu'en son indifférence Tant d'incrédulité !

Ah! si son jeune cœur du mien rêvait l'empire, EUeen croirait mes vœux, mon regard, mon accent. L'amour cherche l'amom^, et, dans ce qu'il inspire, Reconnaît ce qu'il sent.

Paris, i83o.

improvisation.

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Priez-le bleu ; faites que M. de L, dise des vers ce soir.

Je chanterai pour lui, puisque ma voix l'inspire; Mais prétendre imiter ses sublimes accords , Sa tristesse rêveuse et ses nobles transports , N'est pas l'ambition où mon orgueil aspire.

24o IMPROVISATION.

Que dirais-je après lui ? — Je retrouve en ses vers Les maux que je prévois et ceux que j'ai soufferts. Sa muse a révélé tous les secrets de l'âme , Les tourmens du mortel que le génie enflamme, Les saints pressentimens des destins à venir, Et d'un bonheur passé le pesant souvenir. Il a chanté l'espoir d'un coeur pieux et tendre. Ses troubles , ses langueurs , ses purs ravissemens. Hors le charme divin qu'on éprouve à l'entendre, 11 a dépeint tous les enchantemens.

Mais si , de son vol solitaire ,

Nul ne peut imiter l'élan audacieux ,

De mes regards le suivant dans les cieux. Je puis du moins l'appeler sur la terre. Ah! que ma voix attire ses accens.

Qu'il cède à ma prière ! . . . et je change de gloire !.. »

IMPROVISATION. i^t

J'abandonne à l'oubli mes accords impuissans, Et, désormais, libre d'un vain encens,

Ses vers seront mes droits au temiple de Mémoire.

Semblable au doux regard qui précède l'aveu ,

A la douce lueur qui devance le feu,

Au chant de l'alcyon qui promet le rivage ,

Du bonheur qu'on attend je serai le présage.

Heureuse et fi ère encor si je puis ressembler A la Sibylle , dont la lyre

Exhale un son plaintif sans savoir moduler, Mais dont le solennel délire Annonce à tous que le Dieu va parler ! . . ,

Paris, juin 182g,

£e0 Bevmen0,

HOMftL\GE AUX TROIS ÉCOLES,

Cfg f^evmens.

HOMMAOE AOX TROIS ÉCOLES.

0 mémorable exemple, o vain serment d'un roi, Accueilli par l'espoir et dicté par la foi ! Discours de loyauté qu'un vil flatteur altère, Serment qu'on peut traJiir en se croyant sincère,

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