A QUI PENSE-T-IL
Dans ce doux présage, Sauveur du péril, Voit-il un message?...
Et qui nomme-t-il?
Quand l'orage gronde Au sein de la nuit.
Qu'on entend sous l'onde Un funeste bruit; Si , dans la tempête, Un affreux péril Plane sur sa tète....
Pour qui tremble-t-il?
Mais de son empire Est-il étonné?
Tout ce qu'il inspire L'a-t-il deviné?
a56 A QUI PENSE-T-IL
Un jour s'il arrive Au port sans péril , De loin sur la rive Qui cherchera-t-il ?
^u m 0auvai)5 moMbiuv.
ROMANCE
^u ne saurais m'oublier.
ROMANCE
En vain au plaisir qui l'entraine Tu livres ton cœur agité, Celui qui cause tant de peine N'a point de sincère gaîtë.
i6o TU NE SAURAIS M'OUBLIER.
En \ain, soumis à d'autres charmes, Ton bonheur veut m'humilier, Dans tes yeux j'ai surpris des larmes ; Ah! tu ne saurais m'oublier!
Cette voix qui savait te plaire,
Ce regard qui te séduisait,
Et cette jalouse colère
Qu'un mot de ta bouche apaisait ;
Ce nom que le fer de tes armes
Grava sur le vert peuplier,
Ces chants qui font couler tes larmes.
Tu ne saurais les oublier.
Jamais dans une âme plus pure Tu n'allumeras tant d'amour !