‹ Natalie, ou, La famille RusseChapitre 23 sur 47 · SCENE V · texte numérisé non relu

SCENE V

L'EXILE seul^ entrant précipitamment.

C'en est donc fait! j'ai perdu l'espéranGe! Du dîeu qui me poursuit, rimpitoyable bras Redouble autour de raoi les horreurs du trépas. Quel mortel oseroit tenter ma délivrance !

Il se promène ^ en contemplant avec effroi sa solitude.

Horrible et funeste moment !

Que j'ai bien mérité cet affreux cbâtiment! Des traîtres, des ingrats, arborant la bannière,

J'ai bravé les plus saintes lois.

De l'amour et du sang, j'ai méconnu la voix, J'expire, abandonné de la nature entière.,...

// S'assied,

no NATALIE,

Que font-ils en ce jour, ces flatteurs complaîsans;

Ces vils conseillers de mon crime ?

Comme ils m'ont, par degrés, descendu dans l'abîme

Oh je languis depuis quinze ans!

// se lèçe avec fureur.

Dieu d'équité, si ma souffrance

A fléchi tes longues rigueurs, Entendsmesderniersvœux,reçoismes derniers pleurs; De mes forfaits tu sais qui sont les vrais auteurs :

Je les dévoue à ta vengeance.

Reproduis tous mes maux dans leurs perfides cœurs!

Que le spectre d'un père , et Tombre d'une amante,

Et d'un tîls, l'image accablante, Pour les épouvanter sortent du sein des morts! Qu'ils fatiguent sur eux les poignards du remords !

Qu'ils s'acharnent à les poursuivre!....

Et que, tremblans sur l'avenir,

Leur désespoir soit de mourir ,

Et leur supplice soit de vivre!

// tombe ^ accablé par la douleur^ sur un rocher creusé en forme de banc,

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