ACTE II, SCENE II. ^S
Tout cède à la tempête ^ Et cette retraite S'écroule en éclats.
Je touche aux portes du trépas.
Le cent courbe avec violence la cime des plus gros arbres ^
et détache (juekiues parcelles du toit. Le château commence
à s'abîmer.
ALEXIS
Dieu de clémence î . Apaise-toi.
j Enchaîne ta vengeance,
(Et prends pitié de moi !
ENSEMBLE
L'EXILE
Dieu de vengeance !
Signale-toi.
Mais sauve l'innocence , ,Et ne punis que moi.
L'ouragan déifient furieux. D'énormes arbres sont brisés. L"" orage est au dernier période. La foudre tombe , éclate j les bâtimens s'écroulent; et leurs débris , engloutis par Vin^ ondation^ laissent voir^ luttant contre les vagues^ le bateau qui porte Natalie. Plusieurs mariniers ont déjà sauté sur des rochers saillans au-dessus des eaux , et traînaillent ^ au moyen de différens câbles et d'autres inst rumens , à le faire aborder sans péril. V Exilé .^ unicpiement attentif au salut du jeune homme ^ détourne dans leur chute ^ avec adresse ^ tous les fragmens cfiii le menacent ^ et lui forme un bouclier de son corps. La tempête décroît sensiblement. A mesure cjue les nuages se dissipent^ on découvre ^ dans le lointain^, les bords et la navigation du lac , une partie de la ville 4'Irkoust , et le palais du gouverneur.
sS NATALIE,