‹ Natalie, ou, La famille RusseChapitre 25 sur 47 · ACTE II, SCENE II. aS · texte numérisé non relu

ACTE II, SCENE II. aS

Tu vas la voir , cette mère charmante ,

Tu vas la voir et l'admirer ; Elle attendrit par sa beauté touchante ;

Son bon cœur la fait adorer.

A sa raison tout mortel rend les armes.

Rëclament-ils ses tendres soins ?

L'infortuné sent arrêter ses larmes.

L'indigent n'a plus de besoins.

Dès le berceau, comme une ombre fidèle, Je sens mon cœur suivi*e ses pas ;

Tout mon bonheur est de vivre pour elle Et de l'aimer jusqu'au trépas.

L'EXILÉ, r embrassant.

Aimable enfant ! si j'en crois ton langage , Tu n'es pas né dans ce pays sauvage ?

ALEXIS

C'est ici 5 non loin de ces lieux , Que mon œil s'est ouvert à la clarté des cieux.

L'EXILE, montrant de Vétonncment,

Ton père ?....

Alexis baisse la tète , d'un air chagrin.

Je t'afflige.... Il n'est plus?...

Alexis lui fait signe de ne pas insister. Et... ta mère?,..

24 NATAME,

ALEXIS

Près de la Moscowa Dieu lui donna le jour. Pour adoucir les maux de son illustre père,

Elle a quitté son époux et la cour, Et souffre 5 en ces climats , un exil volontaire.

L*EXÎLÉ, à part.

Qu'entends-je ? quels rapports!

Que d'angoisses! que de remords!

Dans mon sein déchiré son discours renouvelle!

Haut.

Et son nom, quel est-il?

ALEXIS

Natalie.

L'EXILE,, toujours à part y et le fixant açec des yeux passionnés.

Oui;, c'est elle!..»...

Voilà ses traits!

Haut,

Ton aïeul ?...^

ALEXIS

On l'appelle Voldik.

' L'EXILÉ

Voldik tl

La tempête mugit açec un bruit effroyable. ENSEMBLE.

Quel horrible fracas !

Les airs retentissent, Les vagues mugissent, La terre frémit sous nos pas..

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