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SOMMAIRE

Chapitrb I. — Équilibre! Fréquence et Discontinuité.

Chapitrb II. — La Terre tenue pour invariée et sans histoire depuis la Création.

CdapitmIII. — Création des Catégories. — Les Classifications.

CiiApriRB IV. — L'Anatomie comparée discontinue.

CuAriTRB V. — La Discontinuité structurale. — L'Unité cellulaire. — L*Ato!ne biologique.

CHAPITKE I Équillbrey Fréquence et Discontinuité.

Sommaire. — L*enscmble des vivants représente comme en équilibre. — Les conditions de l*éqailibre recherchées dans les propriétés mômes des êtres vivants. — Ces idées ne sont fondées que sur les phénomènes fréquents, négligent la rareté, font abstraction de rezceptionnel, créent des discontinuités. — La notion de type. — L'importance équivaut-elle à la constance?

D'après le plan présenté dans notre introduction, nous devons étudier maintenant les œuvres qui ont édifié comme une statique la combinaison des pkiénomènes naturels , et, par le titre de notre chapitre, nous identifions pour nos sciences cette sorte de construction intellectuelle avec la recherche des lois de fréquence ; nous commencerons d'abord par montrer qu'il en est effectivement ainsi.

La statique est la partie de la science qui traite de l'équilibre, et l'équilibre est le résultat de l'action des forces qui s*annulcnt. L'immobilité, qui est un des aspects de l'équilibre, se distingue du repos réalisé par l'absence de toute action.

Il est impossible de concevoir aucun des objets existant dans la nature, spécialement ceux que nous nommons vivants, comme au repos complet ; mais Ton peut concevoir qu'ils sont soumis à des forces

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diverses dont les effets s'annulent. C'est ainsi que, sous l'action du milieu extérieur à lui, chaque être vivant est le siège d'un certain nombre de phénomènes qui l'usent peu à peu et finalement le détruisent, mais en même temps le font se reproduire, c'est-à-dire font apparaître d'autres êtres semblables à lui pour le remplacer. De cette manière, l'ensemble des vivants est en équilibre.

Il devrait croître, à considérer seulement ce que nous avons dit, car un individu qui meurt en produit plusieurs autres ; mais de ces autres, par l'ensemble complexe des causes, beaucoup n'atteignent pas l'état adulte» plusieurs l'atteignent sans se reproduire, et, tout compensé, les destructions et les remplacements s'équivalent.

Parmi les facteurs qui empêchent l'indéfinie multiplication des vivants, on a toujours remarqué la destruction des plantes par les animaux herbivores et la réduction de ceux-ci par les carnivores ; toutefois, dans la conception statique, la lutte pour la vie n'est rien d'autre qu'un faisceau des forces qui viennent s'annuler dans l'équilibre d'ensemble.

Les espèces, groupes des individus auxquels nous donnons le même nom, sont de la sorte limitées les unes et les autres, et l'on ne conçoit pas que les forces du milieu puissent produire d'autre effet que de se détruire dans les vivants, sans travail interne et sans modifications subséquentes de la structure et de la forme.

Parmi les lois statiques, il en est une bien des fois exprimée. Elle consiste à affirmer que les espèces les plus exposées à d'amples réductions ont en revanche une fq^culté de reproduction particulièrement intense. Sans d'ailleurs nous attarder à chercher s'il y a entre les deux phénomènes aucun autre rapport que la finalité par nous-même introduite, nous savons bien que ce n'est pas toujours vrai, et, sous nos yeux, des races

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