‹ Nature et sciences naturellesChapitre 40 sur 77 · BISTOIBE EXPLIQUÉE DB LA TERRE · texte numérisé non relu

BISTOIBE EXPLIQUÉE DB LA TERRE

trie, ses cultures cl ses élevages de grandes modifications à la surface de la terré dans les taunes et dans les flores.

Après Biifl*on» de gandes querelles s'élevèrent entre plutoniens et nepluniens, les premiers voulant tout expliquer par Taction du feu centrai enfermé sous la croûte, les seconds, par Taction des eaux sur les substances à peine refroidies. Mais nous ne pouvons entrer dans ces disputes techniques, apaisées maintenant par la fusion des deux doctrines dans les théories modernes.

Cependant Cuvier interprétait les modifications du globe par des cataclysmes, événements particuliers que nous ne pouvons ni revoir, ni étudier. La théorie des causes actuelles opposée à la sienne fait intervenir faction de phénomènes généraux toujours visibles et lâche de comprendre les anciens par ceux d'aujourd'hui qui manifestement sont explicables sinon expliqués par les lois de la physique ordinaire. A côté de Buffon et à sa suite, nous trouvons dans cette voie Guellard, dont les essais montrent l'importance du nivellement par les eaux et qui découvre en 1756 l'existence de volcans éteints en Auvergne, ce qui établit l'analogie entre ce que nous connaissons aujourd'hui et ce qui a été autrefois. Un peu plus tard, Desmarets confirma les travaux de Guetlard sur la réunion de l'Angleterre et de la France, où l'on rencontre face à face les mêmes couches géologiques et que peuplent aujourd'hui les mêmes animaux dont l'homme n'a certainement pas assuré le transport, tels que les crapauds, les serpents et bien d'autres. De 1765 à 1777, il vérifia la présence des volcans en Auver^rne, en y ajoutant, par félude des laves et des scories pro<!iiilcs, la notion d'âges successifs pour les diverses manifestations de leur activité.

Dans le même temps, Christian Fuchsel, géologue de Thuringc, concevait les changements survenus sur

la terre comme réguliers et semblables à ceux des jours actuels; les sédiments formés par de lents dépôts dans les mers furent d'abord horizontaux; leur relèvement est ultérieur cl produit sans doute par quelques troubles analogues à ceux que nous connaissons encore, tels que tremblements de terre ou oscillations du sol.

Un progrès considérable par la précision des don nées introduites fut réalisé par Ilutton d^Edimbourg, né en 1726. Sa théorie fut publiée sous une forme un peu complète deux ans seulement avant sa mort (1) et dix ans après qu'une lecture en avait été faite à la Société royale d'Edimbourg. Son ami Playfair, mathématicien et philosophe, en donna un exposé résumé et lucide (2) qui est devenu classique à la place de Toriginal prolixe et un peu conrus. L*idée dominante de son œuvre est que le présent est la clef poui déchiffrer le passé (3). .

Beaucoup de roches formant les différcnls strates ont le caractère commun, malgré leurs dilTércnces, d'être constituées par des fragments ou des détritus i*i roches plus anciennes qu'elles-mêmes. Le soulè^ vement des montagnes, le redressement, la dislocation, le plissement des strates sont dus aux actions de la masse centrale fondue, actions dont les volcans sont comme les soupapes ordinaires. Les roches en fusion se sont épanchées à diverses époques à travers la croûte déjà solidifiée et se retrouvent sous forme de granités ou de porphyres en veines injectées.

Lyell n'a pas apporté à la science de faits nouveaux comme Sedgwick ou Murchison ; mais, reprenant les idées d'IIutton, il les présenta, les précisa et les documenta de tous les faits connus de son temps

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