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L'IDÉE DU SURNATUREL

ET GOMMENT ELLE s'eST FORMÉE

Nous partirons des faits donnés et des notions communes pour nous faire une première idée, un peu vague et abstraite, mais exacte et suflisante pour élmiiner les fausses notions ; nous tâcherons ensuite d'approfondir, en étudiant à la lumière de la raison les réalités concrètes connues par la foi.

Une première idée du surnaturel. i° Ce qu'il est. Une induction rapide, d'accord avec le langage courant, nous fait voir le surnaturel comme ce qui dépasse la nature, et, s'il s'agit d'un cil'et produit, comme ce cjui dépasse non seulement les forces propres de la nature, mais aussi ses exigences. Comment ni la création de l'âme, ni le concours de Dieu aux activités du monde, ne sont surnaturels.

Une difficulté créée par la méthode d'immanence en apologétique ; même difliculté à cause de saint Thomas. Réponse dilatoire.

Distinction du surnatui-el relatif, souvent nommé prêter naturel, qui dépasse telle nature, mais non toute nature créée, d'avec le surnaturel absolu; le surnaturel angélique est un surnaturel relatif.

Distinction du surnaturel dans Veffet produit d'avec le surnaturel dans le mode d'action : voir Dieu face à face est du premier genre ; ressusciter un mort, du second genre.

APPENDICE i. CA^'EVAS DES LEÇONS o5j

2" Ce qu'il nesl pas. Erreurs et confusions de loutc sorte.

L'idée païenne du surnaturel.

Ceux qui en nient soit la réalité, soit même la possibilité : les Pélagiens, les Rationalistes. Comment Baïus, par une voie toute différente arrive au même terme ; et aussi les Catholiques qui le confondent avec l'intégrité morale. Ceux qui le regardent comme inconnaissable : les Positivistes ; ceux qui en font ['inconnaissable : les Agnostiques ; ceux qui le tiennent pour contraire à la nature ; ceux qui confondent l'effet surnaturel avec l'acte divin : des Catholiques égarés par leur pliilosophie. Où peut mener une erreur philosophique.

2. Etude intime du surnaturel. Il s'agit du surnaturel dans l'âme, on peut dire de la vie surnaturelle et de ses principes, non pas d'une étude distincte et spéciale de chaque élément, mais d'une étude générale des éléments surnaturels, en tant que surnaturels.

Le philosophe ne voit le surnaturel que da dehors, en tant qu'il est au-dessus de la nature ; le théologien, guide par la foi, peut entrer dans le sanctuaire : non pas cju'il voie encore (c'est le fait des Bienlieureux), ni qu'il ait connaissance expérinienlalc (c'est le propre des états mvstiques) ; son rôle propre.

Données bibliques. L'eau mystérieuse, le pain de vie ; la régénération cjui nous fait enfants de Dieu ; la participation à la nature divine, la vie de Dieu en nous ; l'union avec Jésus-Christ, comme de la branche avec le tronc, comme des membres avec le chef ; la grâce ; la vision de Dieu et la transformation en lui ; etc.

Elaboration patristique. Les Pères grecs mettent en relief l'élément divin qui est en nous, et la présence spéciale de Dieu dans l'âme ; les Pères latins

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se préoccupent surloul de la pcirecllon morale ; saint Anselme et Baïus.

Appoint de la Ihéoloyie mystique. Saint Bernard, sainte Thérèse, saint Jean de la Croix, saint François de Sales, etc. Ils ont une certaine expérience des mêmes réalités surnaturelles qui sont en nous.

Ce que disent la plùlosophie et le bon sens. Distinction des natures et des sphères d'opération ; ce Cjuc Dieu ne peut communiquer de lui-même ; ce qu'il peut communir|uer ; où s'arrête la raison.

Le Concile de Trente. Comment il fut amené à traiter la c|ueslion ; ce qu'il ht (Voir session G, surtout c. 7).

La synthèse théologique. Simple indication ; à plus tard les développements. Une grâce créée, c]ui est en nous comme une seconde nature, avec des principes correspondants d'opération ; cjuekjue chose d'oi'dre divui cjuoique distinct de Dieu, nous ordonnant à la gloire et à la vision béatihque. Nous ne pouvons ici-bas nous en laire une idée cjue par des analogies grossières, et des explications insuffisantes.

Conclusion. L'analyse scientifique n'est pas la chose elle-même vivante et concrète ; mais elle la fait connaître. Un article de saint Thomas et des vers de sainte Ihérèse : musicjue notée et musique chantée.

Aux ouvrages cités joindre : J. B. Terrien, Lti grâce cl la gloire, l^aris, 1897 > a'^ljc Bellamy, La vie surnalurclle. Vannes, 1891 ; Jovene, De vila deiforini, cours professé à l'Institut catholique, i88o-i88i (Autogr.).

APPENDICE i. -— CANEVAS DES LEÇONS SÔQ

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