‹ Nature et surnaturelChapitre 68 sur 89 · LA CHUTE · texte numérisé non relu

LA CHUTE

niSTOIUE ET THÉOLOGIE

I. Le récit biblique. Sens littéral ou expression symbolique? Explications fantaisistes. La réalité historique n'exclut pas, de soi, la traduction de cette réalité par des symboles. Il faut admettre une épreuve, une tentation, unpécbé. L'Eglise, jusipi'à présent, n'a pas condamné les c[uelques partisans d'une interprétation toute symbolique. Ceux-ci ont-ils des raisons ? Attitude à prendre.

a . Comment Eve et Adam purent-ils pécher ? Non pas

par passion, ni sous l'action d'une suggestion intérieure, ni par suite d'une erreur proprement dite ; mais ils étaient libres, et toute liberté créée est, par nature, sujette à faillir. Analogie avec le péché des Anges. Les péchés do passion et les pèches de malice.

3. Quel fut le péché de nos premiers parents? Distinguer la transgression volontaire du précepte divin et les actes intérieurs qui précédèrent. 11 semble cpie le premier péché l'ut, pour l'un comme pour l'autre, un acte d'orgueil. Essai d'analyse.

4. Gravité de la faute, x" Du colé de l'objet. Mal fondé des objections rationalistes. Quoique le précepte lut d'observation facile, il s'agissait de chose importante, et la désobéissance extérieure n'allait pas sans transgressions giaves ; la facilité même d'obéir rendait la désobéissance plus inexcusable.

2" Du côté de l'agent. Volonté d'autant plus coupable cju'elle était plus éclairée et plus maîtresse d'elle-même, et que son choix allait plus directement contre Dieu.

5. Les effets du premier péché. Le récit biblique : leurs yeux s'ouvrent, Adam se cache ; annonce du châtiment, promesse du Rédempteur.

Perte des dons surnaturels et préternaturels. L'état d'Adam et Eve après leur péché, et comment les deux courants d'idées sur l'état primitif de l'humanité se trouvent en rapport avecla double situation de nos premiers parents.

G. La chute et les traditions de l'humanité. S'il est peu critique de voir partout des vestiges d'une tradition primitive de la chute, il ne l'est pas moins de ne tenir aucun compte de tant de faits et d'un accord si général sur quelques points substantiels, alors que l'explication la plus plausible est encore le souvenir confus d'une réalité lointaine.

■j. La chute en face de la science et des théories du progrès. On a fait arme contre la Bible des dccou- Acrtes paléontologiques et de ce que nous crovons savoir sur l'élal inl'éricur des premiers hommes. En tout cela, rien contrôla Bible ; la chute expliquerait bien plutôt cet état misérable. La Bible elle-même insinue le progrès de la civilisation ; elle ne contredit aucune donnée, et laisse large champ à l'hvpothèse.

8. Les objections rationalistes. Celles qui ne seraient pas résolues par cette leçon seront mieux à leur place dans la leçon sur le péché originel.

Bibliographie. — Pour les explications thcologiquos, saint Thomas, Somme tlwologiqne, 2, 2, q. i63, iGÎi, i65. A propos du récit biblique, on peut voir, en faveur d'une exégèse plus large, Revue biblique, jmWet 1897, Innocence et péché. X. M. Le Bachelet, Le péché originel, première partie, cl les auteurs cités dans cet ouvrage.

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