‹ Navigation aérienne. Aérostat à tube centralChapitre 4 sur 13 · VOLUME DU BALLON · texte numérisé non relu

VOLUME DU BALLON

Les oiseaux n'ont pas de ballon, et cependant, grâce à leur force musculaire, qui est considérable, ils se maintiennent et circulent dans l'air

pendant un temps très long. Les hirondelles, par exemple, et tous les oiseaux migrateurs parcourent d'une traite des espaces considérables.

Ne pourrait-on pas les imiter et supprimer les ballons, comme le voudraient M. le général Du Temple, et M. Jobard, de Bruxelles ? — Le jour où la science aura trouvé un moteur assez puissant et assez léger pouvant s'appliquer à un appareil destiné à s'élever dans les airs, les ballons n'existeront plus ; mais en attendant cette découverte (1), — qui ne rendra pas la navigation aérienne moins dangereuse, — on doit les conserver et les construire d'une capacité suffisante pour équilibrer largement le poids total de l'aérostat et des voyageurs.

Jusqu'à présent on a calculé leur volume pour

(1) On possède déjà le spiralifôre, le strophéore, ou, plus simplement, « papillons volantSy » qui ne sont que des jouets d'enfants et dans lesquels la force ascensionnelle n'est obtenue que par Thélice et des mouvements giratoires. L. F.

que la force ascensionnelle pût les faire s'élever à une assez grande hauteur, sauf à perdre du gaz pour les faire descendre.

J'ai pensé qu'on pouvait diminuer considérablement ce volume et rendre la force ascensionnelle égale ou légèrement supérieure au poids total de l'appareil, qui doit rester ainsi en équilibre dans l'air à quelques mètres du sol.

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