GOUVERNAILS
L'oiseau ne vole jamais en arrière : s'il veut changer de direction, il décrit une courbe en tournant sa tête vers le point qu'il veut atteindre et lève l'aile opposée à la direction qu'il veut prendre. Ayant choisi pour mon aérostat la forme de l'oiseau, qui est aussi celle d'un poisson court (Voir planche, fig. I et IV), j'ai dû également adopter les mêmes moyens de direction.
Deux gouvernails, l'un d'avant, l'autre d'arrière, fixés au tube central au moyen de genoux à coquilles et fonctionnant comme la tête et la queue de l'oiseau, permettent de diriger l'aérostat dans tous les sens.
Lorsque l'oiseau vole en ligne droite, sa tète, la partie supérieure de son corps et sa queue sont sur une môme ligne droite (fig. VII). Ainsi de
même, lorsque mon aérostat prendra la direction rectiligne, ses gouvernails conserveront leurs axes dans une position horizontale.
L'oiseau veut-il aller vers la droite ou vers la gauche, il tourne la tête de ce côté en levant l'aile opposée (fig. VII). Ainsi que je l'ai déjà dit, lorsque mon aérostat devra modifier sa ligne de marche, il suffira d'incliner le gouvernail d'avant vers la direction désirée et d'amener celui d'arrière dans le même sens.
Les oiseaux, pour descendre, et notamment l'alouette, s'abandonnent à leur propre poids en levant les ailes et écartant légèrement les plumes de la queue (Voir fig. VII). Mon aérostat, qui d'ailleurs peut accélérer ou ralentir sa chute, grâce à ses hélices horizontales, devra, dans ce cas, relever ses deux gouvernails.
DESCRIPTION DE L'AEROSTAT
J'ai déjà dit que la forme de mon aérostat rappelait celle de l'oiseau, et particulièrement celle du pigeon voyageur. La tête, la queue, la partie supérieure du corps sont représentées par les gouvernails et le ballon ; la colonne vertébrale par le tube central ; le ventre, — qui pendant le vol est en contre-bas des ailes, — par la nacelle, qui, placée à la partie inférieure de tout l'appareil, assure la stabilité.
Le ballon, placé comme à cheval sur le tube centrale est par lui-même un parachute, et cette précaution peut encore être augmentée par une ceinture appliquée aux flancs du ballon et qui s'ouvrirait en cas d'accident survenu soit aux hélices horizontales, soit au moteur.