I.** partie ou le Poço [ le Puits
Secorde partie, ou le Atosqutirao.
Les nombreux pâtés de madrépores et fa quantité d’ancres perdues dont le fond est parsemé , doivent faire regarder comme indispensable de flotter les câbles et de [es visiter souvent. I[ est également prudent de tenir toujours les voiles sous les fils de carret , et toutes choses disposées pour appareiller à toute heure, si [état du bâtiment le permet. Et dans fe cas contraire, on devra, chaque soir, laisser tomber une troisième ancre qu’on lèvera fe matin.
Le port de Pernambuco , formé sur fa côte par fe récif qui borde tout fe rivage , sur-tout depuis Bahia , est assez large et assez profond pour recevoir un certain nombre de batimens de dix et meme de douze pieds de tirant d’eau.
If est divisé en deux parties. La première ou fe port extérieur, que fes Portugais nomment Poço [le Puits J , est un bassin situé immédiatement à la tête du récif et hors du port. L’entrée est formée par quelques rocs ou plateaux de madrépores, détachés sous l’eau, qui sont sans doute fa continuation du récif. Cette entrée se nomme la grande Barre; on y trouve de 17 à 22 pieds d’eau de basse mer, ainsi quen dedans, à l’endroit où fes bâtimens s’établissent à quatre amarres. Les rives intérieures sont de sable, et fa profondeur décroît à mesure qu’on approche de terre. Ce mouillage, qui ne reçoit d’abri que des roches submergées qui sont à l’entrée, n’est pas tenable dans fa saison des vents de sud à l’est. II est protégé par les forts Bruno et Bouraco, bâtis sur Ja plage.
La seconde partie du port de Pernambuco , ou fe port proprement dit, est comprise entre fe récif et fa viffe, et se nomme le Afosqueirao. Il conserve de 2 à 3 brasses deau, et est abrité de fa mer par fe relief du récif, qui, dans cet endroit , est de huit ou dix pieds ; mais, pour y
parvenir , il faut franchir une barre de sable ou , de basse mer, la profondeur n’est que de sept pieds. Cette barre, qui traverse le port , est défendue par les forts Picaô et
Bruno , situés , l’un sur le récif, et l’autre sur la plage , comme on vient de le dire : la distance de l’un h l’autre est tout au plus de quatre cents toises.
Les marques pour pratiquer les deux passes qui conduisent ( Amer* dans le port de Pernambuco sont, pour le Poço , de mettre rortune petite pyramide bâtie exprès sur le rivage , et surmontée d’une croix (qu’on nomme la croix de Patram ) , par l’église de Sant - Amaro , entourée de cocotiers trèsappareils et située sur le continent, un peu dans l'intérieur.
La direction de cet alignement est, à très-peu-près, l’ouest du monde. Mais , avant de gouverner dessus, il faut avoir grand soin de se placer en dedans du banc des Anglais ( en prenant les précautions recommandées plus haut). Du mouillage du Poço , on découvre l’intérieur du récif, et on relève le fort Picaô au sud. En gouvernant ensuite au sud demi-ouest, on gagnerait le port ou Aiosquéirao .
Les petits bâtimens prennent ordinairement l’autre passe, située presque immédiatement au nord du fort Picaô . La partie de récif que l’on contourne au nord de ce fort n’a pas plus de cent toises d’étendue, et l’on construit maintenant (i 820 ) , sur le bout extrême, une maçonnerie dont le relief marquera parfaitement la pointe du môle. L’amer à relever pour se diriger dans cette passe est la ligne qui joint les deux tourelles ou guérites méridionales du fort Bruno ; on y trouve quinze pieds d’eau. Quand on découvre l’intérieur du récif et qu’on relève le fort Picaô au sud, on peut gouverner au sud demi-ouest, pour suivre le cours du port. Les pilotes vont prendre les bâtimens qui les