‹ Ne pas dire mais dire [microforme]Chapitre 2 sur 7 · DRESSÉ PAR SYLVA CLAPIN · texte numérisé non relu

DRESSÉ PAR SYLVA CLAPIN

se

Droits réservés, Canada, 1918 par ia LIBRAIRIE BEAUCHEMIN Limirtæ

79, rue Saint-Jacques, Monrexaz

PRÉFACE Les progrès réalisés, depuis quelques années, afin de débarrasser notre Parler Français de tous les termes impropres et vicieux, ont été considérables. Ce fut Raoul Rinfret qui le premier inaugura ce travail dé puration, et depuis lors ce mouvement a reçu un renouveau d'impulsion par l'apparition du “Bulletin du Parler :: Français, ” de Québec, et encore tout récemment par la publication des divers recueils de Bon Langage où M. ‘l'abbé Etienne Blanchard fait une guerre fructueuse et sans merci à nos trop nombreux anglicismes et barba- Mais alors, on nous dira peut-être: Pourquoi un autre ouvrage du même genre? Lobjection ne laisserait pas que d'être assez sérieuse si nous n'avions pas, pour présenter notre inventaire, deux considérations qui ont bien, croyons-nous, leur importance, et qui toutes deus se rattachent à l'idée inspiratrice d’avoir voulu faire de notre Lexique un livre surtout destir.é à la jeunesse des écoles. En premier lieu, la disposition typographique en quatre colonnes adoptée pour ce petit lexique facilite, ro ons. nous, à un degré appréciable, Ia compréhension rapide des sujets traités ; et, en second

lieu, notre souci a été, dans la confection de cet Ouvrage,

de nous astreindre à la nomenclature de “ nos fautes les plus usuelles.” c'est-à-dire de celles sur lesquelles il importe que l'élève soit tout d’abord fixé, et contre lesquelles il mporte aussi de batailler davantage, 8 Un simple coup d'œil sur les pages de ce lexique : : pPormet immédiatement de se rendre compte du grand

es mots et expressions dont nous ce lexique, voici quel est le pro- : … BTamme que nous nous sommes tract. Tout d'abord, nous

:;: n'évons introduit. aucun Canadianisme de bon aloi et

dar es mots sont parfaitement frangais bien que f emploi en ait limité, par delà l'Atlantique, à certaines régions die la France. Nous n'avons pas inélus; non Plus, ver-

5 duction exacte. e Enfin, nous avons aussi décidé d'omettre tous les

FES 5 : Let à 8 ; .

Gon la seule impropriété consiste en une simple inver |

sion, tranaposition on addition, comme bertelles pour :

bretelles, berouette Pour brouette, esquelette pour squelette, guernouille pour grenouille, ete. Ces impropriétés

doivent certes être évitées mais nous n'en sommes pan

seuls coutumiers. Tout cela se rencontre en France

Cé travail de sélection nous a facilité la tâche que nous avions surtout en vue, et qui était de donner à

quels il importe le plus que nous fassions une guerre sans. merci. Ce qu'il faut surtout inculquer à l'élève ce n'est

français. |

| difficultés tenant surtout à notre contact continuel avec : - 5

l'anglais et au fait que notre Nouvelle-France est depuis

si longtemps détachée de l'Ancienne qu'elle lui est pour ainsi dire devenne maintenant complètement étrangère.

tâche que nous “avons 8

‘ INVENTARE

es AVERTISSEMENT AU LECTEUR.

alphabétique, l donne un exemple impropr

enseigne ce qu’il faut dire.

Quand rien ne figure à la Le colonne,

encore qu’il ne doit pas &

mots figurant à la colonne

s mots “vieux français

que l'expression à laquelle ils s’appliquent n’est. plus

“acceptée en France, et qu'il est par conséquent préférable de Péviter.

Les mots “de Panglais” (de Pang.) signifient que nous avons tiré de Panglais lemploi que nous faisons de tel ou tel mot, de telle où telle locution. -

: autres observations, à la 4e colonne, s’expliquent Har elles-mêmes. :

* à la 4e colonne, signifient

Page 1