en
À 38.843.000 en 1891 n’est que de 41.980.000 en 1939 (27).
‘Le taux de natalité effective (28) diminue d’une façon continue :
En 1851, il s'élève à 319,
En 1861, — 260, De 1931 à 1935, — 165, En 1936, — 150 (29)
Au début du xix° siècle, on enregistre une moyenne annuelle de 925.000 naissances d’enfants vivants.
De 1861 à 1865 cette moyenne s'élève à 1.005.000
— 1876 à 1880 — — ee 994.000
Si de 1921 à 1931 la population s’accroît péniblement de 2.551.000 personnes, il faut y voir surtout l’effet de l'apport étranger. La France est le pays d’Europe qui compte le plus d’étrangers: En 1931, il y a 88 naturalisés pour 10.000 habitants, et 2.891.000 étrangers en résidence habituelle.
De 1931 à 1939, on assiste à une progression insignifiante de 145.000 âmes (de nombreux étrangers ayant regagné leur patrie en présence de la crise). Si une situation semblable se maintient, la France en 1986 doit avoir 7 millions d'habitants en moins, l’excédent des décès sur les naissances devant s'élever à 112.000 en 1946, à 178.000 en 1965 et à 207.000 en 1985 (30).
La France réclame donc d’urgence une politique de
(27) Chiffres fournis par les recensements quinquennaux de la population, sauf celui de 1939 indiqué par l'Ann. Statistique de la S. D. N., 1939, p. 18. L'accroissement de 1891 à 1939 est d'autant plus faible qu'entre temps le retour de l’Alsace-Lorraine à la France lui a apporté 1.559.000 habitants.
(28) On appelle taux de natalité le nombre d'enfants déclarés vivants par