‹ Necker économisteChapitre 58 sur 87 · Du Gouvernement rip. Î · texte numérisé non relu

Du Gouvernement rip. Î

sateat avec Suard an voyage en Angleterre (1). A son retour, Necker écrivit un mémoire dans lequel il se faisait fort de rétablir le crédit du Trésor, et de couvrir les dépenses des caisses royales, même en cas de guerre, car déjà l'on entrevoyait la probabilité d'une reprise de la guerre avec les Anglais, à la suite des événements d'Amérique.

D'après les uns, ce mémoire avait été demandé par Maurepas ; d'après les autres, il aurait été transmis au roi par Masson de Pezay, compatriote de Necker et aventurier politique, dont l'influence venait de s'affirmer en faisant installer au ministère de la guerre, comme directeur, le prince de Montbarey dont la femme était sa maîtresse.

Clugny allait être renvoyé quand il mourut. Le 22 octobre 1776, le roi nomma contrôleur des finances Taboureau des Réaux, mais « ayant jugé convenable au bien du service de distraire de la charge et de se réserver la direction du Trésor royal » il appela Necker à cette direction. Le représentant de la petite République de Genève devenait presque un ministre, et n'allait pas tarder à le devenir davantage, mais il ne le devint tout à fait qu'à son second ministère.

C'était une grande nouveauté que d'appeler à de si hautes fonctions que le contrôle des Finances, un personnage comme Necker, banquier, Genevois et protestant : la chose ne pouvait se faire d'un coup. Voici comment Droz (2) explique la manière dont la difficulté fut tournée:

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