‹ Nécropoles puniques de CarthageChapitre 121 sur 220 · HO · texte numérisé non relu

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Puits rectangulaire, profond de 8 mètres, aboutissant à une chambre creusée dans le sable, et fermée par une dalle haute de 1 m. 80 et large del mètre. Dans la chambre, un sarcophage orienté, long de 2 m. 20 et large de Om.80, recouvert de trois dalles : à la tête du sarcophage, au fond de la chambre, se dresse un petit autel en calcaire coquillier, à moulura lion simple de style égyptien, et dont la table est creusée d'un trou carré1.

Devant l'autel, et sur le sarcophage, est disposé le mobilier funéraire rituel : deux jarres, deux petites œnochoés, une lampe et sa patère, une hachette en bronze, un coffret en bois, entièrement décomposé, et dont on ne retrouve que les deux anses en bronze et les quatre clous à crochets qui fixaient celles-ci aux parois de la boîte. L'intérieur du sarcophage ne renferme, avec les squelettes, que les bijoux et objets de toilette, appartenant en propre au mort.

Cette disposition de la tombe et du mobilier mérite qu'on s'y arrête : elle me paraît tout à fait typique, et n'a cependant jamais été décrite encore. Elle permet tout d'abord de préciser le rôle mal déterminé jusqu'ici de ces petits autels puniques, dits brûle-parfums, que le P. Delattre avait déjà signalés en assez grand nombre dans la nécropole de Douimès : ils ont pour objet de marquer, à l'extérieur, la place qu'occupe dans l'intérieur

1. On admet généralement que ce trou carré a été ménagé pour recevoir les parfums qu'on devait brûler sur l'autel. Remarquons cependant que les autels de ce genre présentent de grandes analogies avec les cippes des nécropoles étrusques, servant de socles à des bétyles. La nécropole punique de Dermech nous a fourni un certain nombre de ces boules en granit dont l'origine funéraire ou votive ne me parait pas douteuse. Malheureusement, je ne les ai jamais trouvées que dans les déblais de la couche supérieure, ou dans les puits d'accès des tombeaux eux-mêmes, jamais dans les tombeaux, ni sur l'autel.

la tête du cadavre. Elle fait ressortir, en outre, la curieuse ressemblance de la tombe tunisienne actuelle avec le

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