‹ Nécropoles puniques de CarthageChapitre 122 sur 220 · Tombeau arabe ;i stèle · texte numérisé non relu

Tombeau arabe ;i stèle

sépulcre punique, dont celle-ci conserve, déformé, sans doute, par le temps, mais dès reconnaissables encore, tous les traits essentiels.

Quels sont, en effet, les éléments caractéristiques de

la tombe tunisienne? In caisson maçonné rectangulaire, recouvert crime dalle ; à la tête, un cippe à sommet renflé, avec ou sans turban ; aux pieds, une stèle verticale. Or le caisson n'est autre qu'un sarcophage : le cippe correspond à l'autel, et marque comme lui la place du crâne dans le sépulcre.

Quant à la dalle, haute et sans épaisseur, dressée à l'autre extrémité, dans une position d'équilibre très instable et peu logique, comment expliquer et justifier sa présence, sinon par le souvenir, persistant à travers les âges, de la porte d'entrée du caveau, dont elle tient exactement la place sans en garder l'utilité.

Entre ces deux termes extrêmes, le sépulcre carthaginois du vie siècle avant notre ère et la tombe tunisienne actuelle, la nécropole punique de Tharros, en Sardaigne, qui semble remonter aux ive et 111e siècles avant notre ère, nous fournil un type de transition, dont j'ai pu récemment étudier quelques beaux spécimens au musée de Cagliari. Ce sont des couvercles monolithes1, qui recouvraient des cuves funéraires à inhumation, dans des caveaux fermés d'une dalle verticale. Le couvercle présente déjà la forme que prendront plus tard certaines lombes arabes très anciennes, par exemple celles que le P. Delallre a découvertes dans le flanc sudouest de la colline Saint-Louis en 1892 (cf. Bull, arch, du Comité, 1893, p. 96 et fig. 1 ), ou celles à inscriptions koufiques qu'on a trouvées récemment à Sfax2 : c'est une

\ . Le musée de Cagliari possède cinq de ces couvercles de sépulcre : quatre avec un autel encastré à la tête, un avec deux autels placés symétriquement sur les deux faces en pente, départ el d'autre de l'arête centrale.

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