Pl.CV
table horizonlale plaie, longue de 2 mètres, large de 0 m. 70, que surmonte un parallélipipède rectangle aussi long, mais plus étroit, s'amincissant au sommet en biseau, et se terminant par une arête vive. A lune des extrémités du monolithe, celle qui était la plus éloignée de la porte d'entrée, s'encastre un autel carré, qui est taillé dans le même bloc de pierre et fait corps avec le couvercle. Ainsi se trouvent confirmées, sans discussion possible, nos propres observations, et cela d'autant plus utilement que, dans les tombes de Garthage, il est rare de trouver l'autel à la place exacte qu'il occupai! à l'origine. Beaucoup plus haut que large, et sévasanl au sommet, le cippe est naturellement très instable, et se renverse au moindre choc ; or, comme il se trouve simplement posé sur le couvercle du sarcophage, sans encastrement ni tenon, rien d'étonnant à ce qu'il soit entraîné par les éboulemenls de sable, qui se détachent de la voûte, et comblent peu à peu la chambre funéraire. Sur huit autels que j'ai découverts en 1899 à Garthage, trois seulement étaient encore en place ; les cinq autres gisaient à terre à coté du tombeau.
Le sarcophage n° 122 renfermait un squelette d'homme très décomposé. Près de l'épaule gauche était déposé un étui d'argent d'un modèle analogue à celui du tombeau n° 28. G'est un tube cylindrique haut de 0 m. 028, avec un couvercle bombé, muni de deux anneaux parallèles, entre Lesquels s'insérait un troisième anneau de suspension qui, lui, forme l'extrémité du manche. Celui-ci esl une tige torse longue de 0 m. 066, qui se recourbe au sommet et se termine par une tête de cygne, comme les hachettes de bronze à sujets figurés.
L'étui contenait un bandeau d'argeni, très al laqué, et qui, en se sulfurant, avait fait éclater l'enveloppe. Il n'a pas été possible de le développer.
Le sarcophage renfermait en outre : une aiguille en bronze placée dans un amas de matière noirâtre, débris d'un sac en étoffe que le mort tenait dans sa main gauche ; et plusieurs éléments de collier, qui devaient être suspendus au cou par un cordon : un oudja en faux lapislazuli, un rectangle décoré de l'oudja sur une face et de la vache Hâthor sur l'autre ; une tessère rectangulaire percée de cinq trous comme un domino, enfin une belle perle émaillée, bleu turquoise avec points bleu saphir entourés de blanc.