Bull, archéol. du Comité, 1902, clxxvi
FOUILLES A DERMEGH ■ NÉCROPOLE
A Carthage, la tranchée ouverte à travers la nécropole punique de Dermech, en remontant du Sud au Nord les pentes de la colline de Bordj-Djedid, a été poussée jusqu'aux abords immédiats des grands réservoirs. Dans les couches superficielles des déblais, Ton a rencontré de nombreux vestiges d'habitations privées, qui formaient des îlots compacts et étaient réunies par des murs mitoyens. De ces maisons particulières, très variées de plans, il ne reste plus guère aujourd'hui que quelques colonnades d'atrium, des stucs peints et des carreaux de revêtement en terre cuite, des dallages en calcaire ou en marbre, des mosaïques à motifs géométriques présentant parfois les traces de réparations successives, ou bien superposées en strates de plus en plus grossières ; enfin des caves et^ des citernes, qui sont presque toujours intactes. Ce quartier est traversé par un grand égout, qui descend du Nord au Sud vers la basilique byzantine de Dermech, et qui donne la direction d'une importante rue antique dont il semble avoir occupé le sous-sol *.
Au-dessous de ces constructions relativement modernes,