‹ Nécropoles puniques de CarthageChapitre 160 sur 220 · PI. 1 bu · texte numérisé non relu

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les puits d'accès de tombeaux puniques, qui paraissent remonter au vie siècle avant notre ère, s'enfoncent dans la terre vierge jusqu'à 6 et 7 mètres de profondeur. Les dispositions des sépultures explorées cette année n'offrent rien d'inédit. Ce sont toujours de simples fosses orientées, creusées dans le sable, au fond et à l'Ouest du puits, dont une porte monolithe les sépare parfois ; ou des caveaux, petits ou grands, isolés ou géminés, bâtis en grandes dalles de calcaire coquillier.

Le mobilier funéraire est souvent assez riche. Par exemple, le dernier tombeau ouvert (le 27 juin 1902, n° 327 ') renfermait les bijoux suivants : un grand collier, formé d'un médaillon d'or massif enchâssant un cabochon de lapis, de 17 perles en or et de 36 perles en cornaline; un autre collier à perles d'argent, d'agate, de verre, et amulettes égy ptisan tes en émail, de types variés ; un anneau sigillaire en argent ; deux boucles d'oreilles en or ; un petit masque en jaspe ; un scarabée en cornaline. Puis deux figurines : l'une en plomb, très grossière ; l'autre en terre cuite, représentant un singe assis ; et de nombreuses poteries de fabrication corinthienne ou locale et de forme archaïque.

Parmi les objets précieux précédemment recueillis,

il faut citer surtout : un tube porte-amulette d'or massif,

« surmonté d'une tête de bélier, et renfermant une lamelle

d'argent enroulée sur elle-même el gravée de symboles

divins; un sceau de forme inédile, se composant d'un

scarabée en cornaline, qui se déplace librement sur une

monture d'or massif et qui figure au revers, au-dessous

du disque solaire ailé, le dieu Bès tenant à bout de bras

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