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vent gravées sur leur base, ne sont que de simples imitations machinales, n'offrant aucun sens plausible, de caractères que Ton ne comprenait plus ; d'autre part, ces mêmes figures divines égyptisanles se retrouvent, reproduites aussi lidèlement, sur des lamelles de métal précieux, gravées d'inscriplions puniques, qui. elles, sont certainement de fabrication carthaginoise. Ces lamelles, élroitement enroulées sur elles-mêmes, élaient enfermées dans des étuis d'or ou d'argent artistement ciselés, se terminant au sommet par la tête de chatte de Bàstit. la tête de lionne de Sokhîl, ou la tête de bélier de Khnouphis : les amulettes de ce genre ne se rencontrent que dans les nécropoles exclusivement phéniciennes de Cartilage, de Sardaigne, de Sicile et d'Andalousie '.
Le mobilier funéraire des tombeaux de la seconde région est donc généralement plus abondant et plus varié que celui des sépultures primitives. Le luxe se répand dans la ville des morts, à mesure que les industries d'art se développent et se perfectionnent à Carthage : mais s'il se popularise davantage, il n'esl plus d'aussi bon aloi. L'or se tait plus rare et perd de sa pureté lYelectrum apparaît à coté de lui et lui fait concurrence ; l'argent même le remplace fréquemment ; enfin les pales de verre, les perles multicolores en émail se substituent aux pierres dures et aux gemmes.
Troisième région. — Cette évolution, que nous venons d'esquisser à grands traits, se précipite et s'accuse dans les sépultures ouvertes en dernier lieu à l'extrémité de la tranchée, qui s'arrête actuellement à la hauteur des citernes de Bordj-Djedid. Ces tombes renferment déjà