I. PI. GXLV
milieu, ils formenl de grandes coupes décorées au pinceau de motifs originaux el variés.
Par contre, aux grands masques grimaçants de terre cuite se substituent de minuscules réductions en jaspe ou en ivoire ', reproduisant les mêmes types avec une étonnante exactitude dans les moindres détails.
Quant aux figurines de divinités, elles abandonnent peu à peu la raideur hiératique qui caractérise les œuvres d'art de l'an tique Egypte, pour prendre une allure plus dégagée et plus vivante, sous l'influence grandissante de la civilisation hellénique. L'on peut noter en même temps la disparition de certains types de bijoux d'or, purement égyptiens d'aspect, tels que la croix en tau. Celle-ci cède peu à peu la place à un pendant d'oreille de forme nouvelle, que Ton ne rencontre jamais dans les tombes les plus anciennes et qui va devenir la parure la plus banale el la plus répandue à Carthage : c'est un anneau formé d'une longue tige, renflée au centre, qui se recourbe sur elle-même el dont les extrémités rejointes se doublent d'abord, puis s'enroulent en spirales opposées autour de la bague ainsi obtenue '.
Les autres bijoux el les amulettes sont plus nombreux, plus variés, plus habilement ouvrés; un seul collier fail défiler sous nos yeux, sculptés dans l'ivoire avec une délicate minutie, ou moulés dans l'émail, toute la série des dieux du panthéon égyptien ; e1 ces figurines ressemblent lanf à la pacotille courante (\vs pays du Nil, que l'on serait lente d'y voirde la bimbeloterie d'importation ; mais les Inscriptions hiéroglyphiques, qu'ils portent sou-