Cf. lpe partie. Fours de potier tunisiens, p
entre autres poteries communes, ces jarres, ces fioles, ces lampes, ces figurines et tout ce mobilier funéraire en terre cuite, dont la piété des Carthaginois se plaisait à entourer, dans leur demeure souterraine, les morts inhumés près de là.
Les fours présentent presque lous le même type : construits en briques d'argile crue que le premier feu allumé eut bientôt fait de durcir, ils se composent essentiellement d'un foyer elliptique voûté, profondémenl enfoncé dans le sol, et d'un laboratoire, qui affecte généralement la forme d'une cuve ovale, séparée du foyer quelle surmonte par une sole d'argile percée de Irons d'évent.
Ces fours étaient, pour la plupart, assez endommagés par les fondations el les citernes des maisons romaines, qui bouleversèrent le sous-sol quelques siècles après leur abandon, alors qu'ils étaient déjà entièrement enfouis et oubliés sous terre. L'un d'eux, cependant, a été retrouvé presque intact, dans l'étal même où il fut arrêté, en plein fonctionnement, au momenl de la prise de Carthage par Scipion. Parfaitement conservé sur une hauteur de six mètres ', dont quatre au-dessous du sol de l'époque punique, il se compose d'un foyer elliptique, recouvert de voûtelettes d'argile que soutien! un pilier central, el surmonté d'une haute cheminée cylindrique ; celle-ci, qui devait être fermée au sommet par une coupole, esl divisée, à 1 intérieur, en deux zones concentriques, par une colonne tabulaire à deux étages. Le foyer communique avec le laboratoire par de larges earneaux, disposés autour de la sole d'argile qui les