IM. CXXIII
•2. Éull. etrchéol, 'lu Comité, 1900, cxxviii-cxxxi.
l'extrême Limite du lorrain que m'avait loué, pour un an, M. Ben-Attar.
A mesure que la tranchée s'éloignait du centre de la ville antique, les tombeaux semblaient moins anciens et changeaient insensiblement de caractère. Aux simples fosses creusées dans le sable vierge, succédaient les tombeaux construits, puis les sarcophages. En remontant vers les hauteurs de Bordj-Djedid, la nécropole descend le cours des âges. C'est là une règle générale dont j'ai constamment vérifié l'exactitude depuis le début de mes recherches.
Ceci posé, il s'ensuit forcément que la nécropole punique se prolonge sur le flanc de la colline de Bordj- Djedid jusqu'aux caveaux funéraires de l'autre versant que fouille en ce moment le P. Delattre, et qu'entre les tombeaux du vue et du vie siècle que je viens d'explorer, et ceux du ni0 et du 11e siècle qu'a découverts mon savant confrère, doit s'étendre la partie de la nécropole qui remonte à l'époque de transition du vc et du ive siècle.
Pour vérifier cette hypothèse, je viens de pratiquer un sondage dans l'axe même de ma Iranchée, mais à 200 mètres en amont vers le Nord, dans une autre parcelle appartenant à M. Ben Attar ' ; j'ai eu la chance de rencontrer, à l'endroit précis où j'ai fait commencer la première excavation, un tombeau intéressant qui semble accompagné de plusieurs autres et dont voici la description :
Tombeau n° 192 2. Profondeur, 8 mètres.