‹ Nécropoles puniques de CarthageChapitre 97 sur 220 · PI. CCV · texte numérisé non relu

PI. CCV

croissant en turquoise retombant sur un disque en hyacinthe.

Un autre collier en argent complète la parure . Un aryballe et un alabastre corinthiens à figures, un grand flacon d'émail couvert d'une feuille d'or, une statuette en faïence polychrome, tout égyptienne de style1, des disques d'œufs d'autruche peints, des poteries et une lampe complètent ce mobilier, l'un des plus riches qui soient encore sortis d'une tombe de Carthage.

En somme, ces fouilles faites dans la plus ancienne nécropole de Carthage nous mettent en présence d'une civilisation étrange, très raffinée déjà, mais tout imprégnée encore d'éléments asiatiques ou égyptiens, et qui n'a encore subi qu'à un très faible degré l'influence des peuples occidentaux avec lesquels elle entre en contact. C'est bien la Carthage phénicienne qui se révèle ici à nous, avec toute la saveur de son originalité primitive, et très différente de la cité des guerres puniques, déjà profondément transformée par les influences italogrecques, et dont le P. Delattre recueille en ce moment les vestiges dans la nécropole de Bordj-Djedid.

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