Négociations relatives à l'établissement de la maison de Bourbon sur le trône des Deux-Siciles
Cet ouvrage, rédigé d'après les documents authentiques et originaux, est la première partie d'une série It^études diplomatiques que je me réserve de publier successivement.
Ecrit sans esprit de parti, il n'a qu'une prétention, celle d'ctye vrai.
Il comprend toute la période historique qui s'étend depuis les importantes transactions d'Utrecht et de Rastadt jusqu'à l'avènement de l'Infant Don Carlos de
Bourbon, plus connu sous le nom de Charles III.
Louis XIV avait placé sur le trône d'Espagne son petit-fils Philippe V. Ce fut la grande pensée de son règne. Une pensée analogue domine le règne de Philippe V, et il la poursuit avec une admirable persévérance : établir son fils Don Carlos sur le trône des Deux-Siciles ; en d'autres termes, fonder une dynastie espagnole au delà de la Méditerranée, comme Louis XIV avait fondé une dynastie française au delà des Pyrénées.
Etudier dans leurs diverses phases ces négociations si importantes, puisqu'elles aboutissent à un remaniement des traités d'Utrecht, tel est le but que je me suis proposé.
J'espère avoir relevé quelques erreurs.
Si j'en ai commis, et il a dû nécessairement m'en échapper, le lecteur voudra
bien me les pardonner en considération des faits nouveaux que je puis avoir mis en lumière.
Autant que possible j'ai évité de me substituer aux personnages historiques.
Je les ai laissés parler en citant de nombreux passages de leur correspondance.
L'histoire ne doit pas s'effacer devant l'historien, mais Thistorien devant l'histoire.
De grandes facilités m'ont été offertes.
J'ai pu compulser utilement les précieux documents conservée aux Archives de l'Empire , du Dépôt de la Guerre , de la Marine et aux manuscrits de la Bibliothèque Impériale.
J'ai consulté avec non moins de fruit beaucoup de travaux déjà acquis à la publicité et remarquables à divers titres.
Dans le nombre, je citerai V Histoire du traité dUtrechtj par M. Giraud, mem-
bre de Flnstitut, et \ Histoire des Traités de paix j par M. le comte de Garden.
Je dois à ces deux éminents publicistes de ne pas laisser ignorer les véritables services qu'ils m'ont rendus, et je m'acquitte de ce devoir avec autant d'empressement que de reconnaissance.