A. — GLACIERS
. On se rappelle qu’en 1892 nous avions fait parvenir les instructions suivantes à quelques guides de notre région :
1° Extrémité ou front du glacier (fig. 1). — Quand la neige de l’hiver a fondu, marquer sur les blocs voisins de l’extrémité du glacier ( r, r, r, r, r, ou r, , r2, r3, etc.), et sur le rocher à droite et à gauche (R, R de la fig. 1 )en couleur verte plusieurs repères (conformes au modèle ci-joint *) en alignement sur le front du glacier.
1 Ces repères doivent avoir la forme suivante : une croix de Saint-André peinte à la couleur verte ; dans les intervalles des branches, on placera les initiales S. T. D., et un chiffre indiquant l’année où a été posé le repère (92 pour 1892 , 93 pour 1893, 94 pour 1894, etc...),
A la fin de l’été, faire la même opération pour le point où se termine la glace à ce moment (R', R', r1, r 2, r3, r4, r 5 de la fig. 1).
Évaluer la distance des deux lignes de repères (R, R, r, r... et R', R', r1, r2, r3... de la fig. 1).
Recommencer chaque année.
2° Partie moyenne du glacier. — Quand le glacier est découvert, placer sur le rocher, de chaque côté du glacier (A, B et A', B', fig. 2 et 3), des repères en couleur verte, et, en alignement avec ces derniers, placer en ligne droite sur le glacier des pieux ou des blocs portant des repères (1, 2, 3, 4, 5, fig. 2).
Fig. 2. Fig. 3.
Revenir à la fin de la saison et noter la position qu’ont prise les blocs ou les pieux (1, 2, 3, 4, 5, fig. 3).
Recommencer chaque année au commencement et à la fin de l’été.
On trouvera plus loin les observations faites, suivant ces instructions, à partir du printemps 1803.
Les guides choisis pour l’exécution de ces travaux sont :
Émile Pic, guide de lre classe, à La Grave (Hautes- Alpes) (Glaciers de la Meije, du Rateau, du Vallon et du Lac, Glacier Lombard) ;
J. -B. Rodier fils, guide de lre classe à La Bérarde (Isère) (Glaciers du Chardon, de la Pilatte, de la Bonne-Pierre) ;
Pierre Gaillard, guide à la Chapelle-en-Valjouffrey (Isère) (Glaciers des Sellettes, de l’Aiguille d’Olan, de la Haute-Pisse, de la Mariande) ;
J. -J. Boy, guide à Monêtier-les-Bains (Hautes- Alpes) (Glaciers de Seguret-Foran, du Monêtier, du Pré-des-Fonds et du Gasset) ;
P. Estienne et Barnéoud, guides à Pelvoux (La Pisse) et aux Glaux (Hautes-Alpes) (Glaciers du Sélé, de Seguret-Foran, Glacier Blanc, Glacier Noir).
Durant l’année qui vient de s’écouler les guides chargés de l’observation des Glaciers ont continué leur travail, grâce à des subventions votées par le Bureau de la Société. Voici les résultats obtenus par eux et que nous avons réunis à ceux de 1893. Il est aisé de remarquer que ces travaux ont été exécutés d’une façon assez inégale et que, si plusieurs observateurs ont donné des indications que l’on pourrait désirer plus complètes, deux d’entre eux, J. -B. Rodier et Émile Pic, ne méritent, en revanche, pour la façon intelligente dont ils se sont acquittés de leur tâche, que des éloges et des félicitations.
On se souvient du reste de l’utile collaboration que ces deux guides nous ont fournie en 1892 et 1893.
Observations faites par Émile Pic, guide de lre classe, à la Grave (Hautes-Alpes).