L'ARCHEYECHE ET LA BOURSE
Avant l'ère du peuple et clu juste-milieu , Quand Cliarles-Dix régnait par la grâce de Dieu, La crosse était un sceptre , et l'église dorée Serrait dans son anneau la France restaurée. Alors régnait Quélen, ce vivace martyr.
Ce prophète insolent de la chute de Tyr; Temps heureux, où l'église, aujourd'hui militante. Promenait dans Paris sa bannière flottante.
Et passait, comme un roi qui veut être obéi, Avec ses châsses d'or et ses Àgnns Dei. L'humble troupeau de Dieu, sur une double file, De son luxe chrétien éblouissait la ville; Partout, dès le matin, le mobile arrosoir Mouillait le sable fin qui mène au reposoir; Comme un tapis jeté sur la dalle grossière Partout on étendait le gazon en poussière , Édredon des jardins que nos municipaux Cardaient pieusement aux pieds des saints troupeaux ; Les Gobelins, ouvrant leurs arsenaux gothiques, Sur les cloisons de bois , éphémères portiques , Sur l'autel du repos cousu de soie et d'or Jetaient la nudité d'Angélique et Médor; Les sbires de Mangin, les dévots Commissaires, Les Suisses huguenots, les royaux janissaires. Protégeant Dieu , chantaient les répons du Missel De l'île Notre-Dame au lointain Carrousel. Puis venait, son camail de cygne sur l'épaule. Monseigneur de Quélen , vivante métropole ,