XXIV.— mosaïque némésienne
' Par Thémis condamnée et par le Peuple absoute.
La condamnation à un mois de prison et 200 fr. d'amende prononcée contre M. Barthélémy, le 27 août , pour avoir paru sans cautionnement.
- Girardin a rompu quinze mois d'armistice. M. Girardin était grand veneur de Charles X.
^ Du jeune Henri-Cinq fait jouer l'ouverture.
L'ouverture du Jeune Henri, de Méhul ; symphonie obligée de toutes les grandes chasses.
^ Nouveaux gardes-du-corps qui, comme au temps passé , Attendent tous leur part du butin ramassé?
Le* gardes -du-corps qui formaient l'escorte des princes quand ils allaient à la chasse avaient une part de gibier. C'était un droit né d'uUjUsage.
^ D'exotiques faisans que lui vendit Chevet.''^"
Chevet , célèbre marchand de comestibles , au Palais-Royal et rue Vivienne.
^ Quand Saint-James, d'un mot, nous chasse de Belgique.
Le cabinet de Saint- James, à Londres. — Le palais de Saint-James est la résidence du roi d'Angleterre.
' L'amiral Roussin.
Le contre-amiral baron Roussin était commandant de l'expédition du Tage.
^ Pour donner un royaume à Capo-d'Istria.
M. Capo-d'Istria fut président de la Grèce avant qu'on donnât la couronne au jeuçe Othçu.
•* Aujourd'hui c'est Pasta, Tancrède féminin.
Madame Pasta, célèbre cantatrice italienne, non moins remarquable comme tragédienne que comme chanteuse. Elle jouait Tancredi avec une grande supériorité.
"^ Véron vient d'exhumer la chevrotante Armide.
M, Véron, directeur de l'Opéra, venait de remettre Àrmide^ (|ui n'eut qu'un succès sans influence sur les recettes.
" Puis, c'est Léocàdie et son doux fandango. Léocadie^ opéra-comique de MM. Scribe et Auber.
*^ C'est Montansier, berceau de la vieille chanson, Riant de son voisin ébranlé par Samson.
Sanison, acteur distingué de la Comédie-Française , venait de quitter ce théâtre pour celui du Palais-Royal.
^■* Monnier, le double artiste .
M. Henri Monnier, un de nos dessinateurs les plus originaux, quitta un instant ses crayons pour le théâtre, où il obtint un brillant succès. Il vient d'abandonner le théâtre pour reprendre sa première carrière.
^^ .... Le Sterne espagnol de la cité Bergère. Le journal le Figaro h cette époque.
'•'Vendredi soir. — Seize Septembre.
Jour où fut connue à Paris la capitulation de Varsovie, qui avait ouvert ses portes aux Russes le 8 du m<^me mois.
' Ils ont dit froidement : L'ORDRE EST A VARSOVIE !
On n'a pas oublié ces paroles : l'ordre règne à Varsovie, prononcées à la tribune par M. le ministre des affaires étrangères dans un moment où le sang des Polonais coulait à flots sous les baïonnettes russes.
- Ah ! si la baïonnette à leur voix accourue N'eût inaposé silence aux conseils de la rue.
Le lendemain du jour où la reddition de Varsovie fut connue à Paris, un groupe nombreux attendit la voiture du président du conseil au sortir de la chambre , et interpella le ministre d'un ton menaçant. Casimir Périer fit face à l'orage : il fit arrêter sa voiture, descendit, et demanda d'une voix haute et ferme ce qu'on voulait de lui, disant qu'il était prêt à répondre à tout. Il est vrai que, pour plus de sûreté et prévoyant ce qui devait arriver, il s'était fait escorter d'un piquet de cavalerie. On le laissa remonter dans sa voiture et continuer sa route.