BRISTOL
Jiim proximtts ardet.
V11XÎI1.E.
Vous aussi, nobles ducs, comtes liéréditaires. Baronnets, qui chassez le renard sur vos terres. Descendans orgueilleux des antiques Saxons, Vous vous êtes instruits à de hautes leçons. Méditez bien ceci ! l'heure n'est que remise : Vos châteaux si hautains (jui longent la Tamise
Peuvent, un jour, rasés à niveau de terroir, S'abîmer dans cette eau qui leur sert de miroir. Méditez! car le ciel, pour l'instinct des tempêtes, Vous donna des cœurs froids avec de calmes têtes. Vous avez jusqu'ici, d'un dédaigneux orgueil, Repoussé les conseils du prolétaire en deuil; En vain, pour vous prouver que votre île s'allume, Manchester a vingt fois retenti sur l'enclume;* Il fallait que Bristol, pour argument nouveau, Sur vos têtes de plomb fît tomber son marteau. Effroyable début! terrible Jeu de Paume! Ce choc a rebondi sur le triple royaume, Et ce long contre-coup doit rebondir encor Aux comptoirs du Bengale et de Cliandernagor. Désormais, qu'on s'attende à des œuvres hardies D'un peuple qui procède avec des incendies, Qui, pour faire voir clair aux mylords délinquans. Présente sa requête aux lueurs des volcans. L'entendez- vous mugir l'incendiaire mine? Comme im bivac de mer la côte s'illumine;