‹ Némésis et la jalousie des dieuxChapitre 114 sur 181 · Diog. Laert., IX, 8; Ueful.nmn. hxres · texte numérisé non relu

Diog. Laert., IX, 8; Ueful.nmn. hxres

AVANT SOCKATE. 189

écouleiiienl donl il faisait IV'lal niôme de l'univers. Mais ce dualisme apparent se lésolvail, en dernière analyse, dans un véritable panthéisme: tous les contraires, y compris le bien et le mal, venaient, d'après Heraclite, se confondre au sein de la divinité, assimilée elle-même au monde, son ouvrage '.

On peut dire c(ue le système d'Héiaclite résume tout l'enseignement des philosophes ioniens, y compris le scepticisme, que les sophistes devaient en tiier. Celui d'Anaxagore semble provenir au contraire d'un effort pour rompre avec les traditions de cette école matérialiste. Ânaxagore excluait également du gouvernement de ce monde la fortune et la fatalité qu'il appelait un mot vide de sens^. S'il n'admettait pas la création, il cioyait du moins à l'organisation de la matière par un second principe, Tintelligence, qui ne participait en rien du premier^. En persistant dans cette voie, il semble (ju'il auiait dû amener le dualisme à ce compromis avec l'optimisme dont la doctrine du Tunéc offre un si bel exemple. Mais il resta en chemin, si l'on en croit Platon '», faute d'avoir su suivre

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