‹ Némésis et la jalousie des dieuxChapitre 116 sur 181 · Diog. La., Il, 16 (ap. Preller, n · texte numérisé non relu

Diog. La., Il, 16 (ap. Preller, n

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d'Heraclite aboutit à l'athéisme et au iiialérialisme purs.

Une analogie sensible de [)rincipes et de conclusions nous autorise à rapprocher de la doctrine ionienne un système moins ancien, celui de Leucippe et de Démocrite. Reconnaître comme principe directeur du monde la fatalité, c'est-à-dire un pouvoir indifférent au bien des êtres , c'est lever le seul obstacle que rencontre l'explication du mal, la difficulté d'en accorder l'existence avec les attributs moraux de la Providence ou du Créateur. Par là, l'enseignement de Démocrite était purement ' panthéiste. D'ailleuis, il ne refusait pas de reconnaître pour mal ce que nous nommons ainsi ^. En regard de l'erreur ou de ce qu'il appelait la connaissance obscure, originaire des sens, il mettait la connaissance légitime, (pii vient de la raison ^. Et de même, à la souffrance, il voulait qu'on opposai Timpertuibablt' tranquillité* d'une âme bien réglée et maîtresse de ses impressions (sùGutAia) : origine probable du rire perpétuel que lui attribue une légende

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