‹ Némésis et la jalousie des dieuxChapitre 131 sur 181 · I. V. Plat., Euthyphr., ô D, éd. Stallb. — 2. Ib., G j · texte numérisé non relu

I. V. Plat., Euthyphr., ô D, éd. Stallb. — 2. Ib., G j

CHEZ SOCRATE ET SES SlfCCESSElRS. 213

lin vrai scepticisme moral. A cette loi piéten- (liie, il oppose la loi gravée dans la conscience liuinaine, et dont le nom esX. justice : c'est à elle (|iril appartient de diiige!' la conduite de l'homme, à cpii elle se révèle immédiatement : et, loin qu'elle ne soit elle-même qu'un aiticle delà loi suinaturelle invoquée par Eutliypbron, c'est d'elle que la piété dérive, comme les autres obligations de l'homme '. Telle n'est pas, il est viai, la conclusion dernière du dialogue, qui en manque, à propiement parler, comme plusieurs autres ouvrages de Platon ; et nous ne le regrettons pas pour notre part : cai- la justice et la piété sont deux choses distinctes qui ne se confondent pas plus qu'elles ne s'opposent ; et il ne peut y avoir que beaucoup de danger et peu de profit à réduire la liste des vertus. Il est donc difficile de découvrir dans VEuthyphron la véritable pensée de Socrate. Mais les incertitudes mêmes et les contradictions, à travers lesquelles se laisse égarer son faible interlocuteur, prouvent assez ce que le grand moraliste veut surtout établii", combien il est péiilleux de prescriie à la conduite humaine une autre loi que la loi morale, ou de sul)ordonner cette loi à une autre qui n'a ni la même notoriété, ni, par consé- (|uent., la même auloiité. Ainsi, soustraire d'une j)ait la loi morale à l'arbitraiie des décrets cé-

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