‹ Némésis et la jalousie des dieuxChapitre 137 sur 181 · Plat., RepubL, 379. CI", ihid., Oi · texte numérisé non relu

Plat., RepubL, 379. CI", ihid., Oi

i. Plat., Hepubl., 38r,.

dieux, innocents de tous maux, comptent pourtant la fonction de punir parmi leurs attributions? Celte objection ne trouve point Platon au dépourvu : il est prêt à y opposer sa théorie du Gof'î^iiiSy cette étonnante et profonde conception (|ui fait de l'expiation un bien pour le coupable. Il est prêt même à soutenii- qu'il n'y a qu'un mai pour l'homme, à savoir le vice ^ : exagération d'autant moins excusable chez lui, qu'il voit dans le vice une aberration involontaire ^, et qu'ainsi cette fausse définition, qui semble réserver à l'homme toute la responsabilité de ses maux, aboutit au contraire à l'en décharger. L'union des âmes au corps, une tentation quelquefois irrésistible, qui ressemble tiop à l'/Z/c' de la théologie homérique, enfin et surtout l'ignorance, tels paraissent être pour Platon les principes de nos fautes ^. Mais d'où vient l'ignoiance, et quelles sont les causes de dos erreurs? La solution platonicienne de la question du mal exigeait ce complément : cependant le T/icefète même nous le fait espérer plutôt qu'il ne nous le donne -^ : et ainsi le dernier uiot de l'optimisme restait à dire après Platon, après le pliilosophe qui, dans sa liepaùlifiue, avait représenté l'idée du bien conmie l'idée des idées, le soleil du monde des

Page 1