‹ Némésis et la jalousie des dieuxChapitre 138 sur 181 · Thext., 199.-195 I · texte numérisé non relu

Thext., 199.-195 I

intelligibles, principe à la fois el de la connaissance cl de la vie '.

En ce((ui concerne l'explicalion populaire de l'existence du mal , Aiislole est d'accord avec Platon. Il en voit clairement l'erreur et les funestes conséquences. De même que Platon ou l'auteur, quel qu'il soit , de XEpiiioinis^ cherche à rassurer ceux des Grecs que le préjugé accrédité pourrait mettre en défiance contre les lecherches astronomiques, Arislote, au début de sa Metaphjsique , croit ne pouvoir justifier la philosophie qu'en éliminant la jalousie du nombre des attributs divins : « S'il faut en croire, » dit-il j « les poètes, et que la divinité soit nalui< rellement jalouse, c'est contre ces recherches <c surtout que sa jalousie doit s'exercer, et le « malheur doit être la punition de tous les esprits « entreprenants. Mais la nature divine ne com- « porte pas la jalousie : comme dit le proverbe^ « les poètes mentent souvent'. « D'ailleuis, on sait combien la métaphysique d'Aristote diffère de celle de son maître : et si l'on se proposait de faire l'histoire complète de la c[uestion du mal dans l'anticiuité , on aurait dès maintenant une tliéorie toute nouvelle à exposer. Mais comme nous ne cherchons ici que le complément de la solution socratique, nous nous bornerons à

1, Republ., 30C B.

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