Rhea., v
pour cehi sans cloute que personne, à notre connaissance, n'a songé à l'en distinguer, el, moins que tout autre, Herder, qui, au lieu de se borner à dire, ce qui est vrai, que le culte de Néniésis était un culte bienfaisant, a prêté ce caracière à Néinésis elle-même. (In pareil titre convient uniquement à la Némésis orplii- (jue. C'est d'elle qu'il faut entendre ce témoignage de Macrobe^, qu'on invoquait INémésis pour se piéserver de la fascination. C'est à elle encore que s'adresse véritablement la prière de ce poêle qui, dans une épigiamme^, souhaite la protection de Némésis au jeune Drusus, dont la beauté, dit-il, la valeur, la sagesse, l'inquiètent. Elle a sa part dans l'hymne où un Grec de la cour d'Adrien a rassemblé la plupart des traits dont se composait le type moral et plastique de Némésis, tout en forçant un peu la tradition et le sens des mots pour en faiie une fille de la .luslice. En effet, c'est à elle ()u'apparlient ce pouvoir de chasser la noire envie dont parle Mésomède. C'est à elle, enfin, que doivent être rapportées les locutions Bonne Adraslée^ Avec l'assistance d'Adraslée ^, si frécjuentes dans la littérature grecque de l'époque impériale, tandis que l'expression /,o^/^ de moi Adrastée, de même que cette autre sans doute, f adore