‹ Némésis et la jalousie des dieuxChapitre 147 sur 181 · ASpàdTEia çî).ïl, uùv 'ASpaoreia · texte numérisé non relu

ASpàdTEia çî).ïl, uùv 'ASpaoreia

DE LIDÉE DE NÉMÈSIS. 233

Adrastce ', ne procède que de la croyance populaire.

Quant à la divinité à laquelle l'école orphique appliquait proprement ce nom d'Âdrastée, dans un sens conforme à l'étymologie et apparemment à l'usage primitif, on la retrouve surtout dans les écrits des philosophes. C'est bien, en effet, la nécessité, que Platon veut désigner par l'expression loi cV Adraslc'e'^. Suivant un scoliaste^, qui se rencontre en cela avec Cornu tus ou Phurnutus^, cette Adraslée, identique à Némésis, est, d'autre part, la même qu'Alropos, celle des Parques en qui se personnifiait le plus clairement l'immuable destinée. Ainsi, par un changement que rendait insensible le maintien des anciens noms, passait réellement en de nouvelles mains le gouvernement des affaires d'icibas, dont Hérodote et son temps avaient fait une fonction de la jalousie divine.

D'autres en investissaient, également sous le nom de Némésis-Adrastée, la Fortune ou la Providence. Ces trois pouvoirs ont partagé de tout lemps avec les dieux de la religion positive les hommages de l'humanité. En Grèce surtout, l'espèce de conflit (jue la tradition créait entre Jn-

1 . 'AîtciY] -^1 'AopâaTîw, npo<7)iyvw Tifjv 'AopicTîiav ou Nî'aeTiv.

2. Plat., Phecdr., 248 C; cf. Plutarch., Moral., pag. 570 A, B (Z)e Fato) , Tim. Locr., 10 i E.

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