‹ Némésis et la jalousie des dieuxChapitre 15 sur 181 · Hes., 0pp. (il bd-. \v · texte numérisé non relu

Hes., 0pp. (il bd-. \v

2. Viil. Horut.. Cuniiiii., III, 2, \. ''.<> M\t\.; ovjil.. Tits/., I, y, l'J.

ET \A CONDITION HUMAIiNE. 2i

de la loi commune, Achille y reste soumis, au moins dans la légende homérique \ La foule des humains, telle est cette loi, descend pêle-mêle aux enfers ; si toutefois ils se survivent dans ces ombres qui conservent leurs apparences et un reflet de leurs passions comme de leurs habitudes, mais qui sont déshéritées à jamais des forces du corps, et, à moins d'une faveur spéciale, de celles de l'intelligence^. Encore si, à défaut de bonheur, l'autre vie donnait, avec l'oubli, l'insensibilité! Mais cette idée qui trouvera plus tard auprès du malheur, et, qui plus est, auprès de la vertu, le crédit d'une espérance, cette idée que la Macarie d'Euripide appellera au secours de son héroïsme ^, est encore étrangère aux croyances primitives, comme le prouvent les souvenirs douloureux d'Achille et d'Agamemnon dans VOdyssée 4. Ces mêmes poètes qui jugent la vie terrestre si misérable en font un objet de regret pour ceux qui en sont délivrés. Agamemnon mort est réduit à porter envie à Ulysse qui,

1. Hom., Odyss., IV, 561-, XI, 002; Eurip., Eden., v. 167G; Hcrodot., ni, 120. Cf. Hesiod., 0pp. cl Dd , v. 10,> sq.; Scol. Hnrmod., v. 7; Pind., 01. , II, V. 123 sqq.; Fragm., 9j, 90, c'd. Boecldi; Plat., Conj., .^23 A: Symp., 179 E.

?.. Od., XI, 002 et pass., .393; X, 4!\); cf. XI, 218 s^qq. Une idt^e qui auia cours aussi, c'est que les mutilations subies par le corps sp perpétuent jusque dans son oniine. (Voir une note de M. Patin, Tragiques ijrecs, Sophocle, p^g. 190, 2*" édition.)

3. Kurip., Hcrucl , v. 593. Ct. le fragment I du !\'mip}his d'Astydamas, dans Troyic. Fiaym., éd. Diiiot, pag. 70.

i. Od., XI, 405 sqq., 483 sqq.; XXIV, 95, 192.

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