Zoega, Abhandliinfjoi, paj
j)bilosophie allirait à elle les âmes nobles et les esprits sérieux qu'avait gagnés l'incrédulité, le vulgaire se précipitait dans celte brutale adoration de la Fortune, qui lui offrait à la fois les appa- T ences d'un culte et les commodités de l'atbéisme. Ce qui doit étonner davantage, c'est la confusion, générale dès le siècle d'Auguste, de cette divinité aveugle, dont on recbercbait pourtant la protection, avec la déesse vigilante à laquelle on avait jadis imputé tant de maux. L'étvmologie, qui devient un guide quand s'obscurcit la tradition, mais qui n'est jamais un guide infaillible, fit identifier Némésis à ce même Hasard que l'on regardait alors comme le distributeur suprême des biens. Des légendes, des représentations, des surnoms propres à certains cultes locaux, pouvaient d'ailleurs autoriser cette assimilation. Ainsi la Némésis de Rbamnunte était une océanine comme la Tj^c/ié d'Hésiode . Dans un temple d'y^ire, Pausanias avait vu un Amour ailé auprès d'une Foilune ^ ; et d'autre part la secte orpbique surnommait^ Tyclié (L'esse des tombeaux (Tu[xêi^iYi) : double rapport entre Némésis et la Fortune. La coiffure nonmiée polos paraît avoir été commune à ces deux divinités ^. A la vérité, ces ressemblances peuvent être expliquées par des emprunts, et considérées comme