‹ Némésis et la jalousie des dieuxChapitre 161 sur 181 · Escliyl., Eumen., v. 2. Cf. Orphie, hymn., LXXIX · texte numérisé non relu

Escliyl., Eumen., v. 2. Cf. Orphie, hymn., LXXIX

3. Ainsi la toison d'or (Eurip., .Ved., v. 480) ,— les pommes d'or du Jardin des Hespérides (Lucr. , De ISalura rerum, V, 33 sq.), — la fontaine Dircé (Eurip., Phœnic, v. 657; cf. v. 931), — le sanctuaire de Chrysa (Soph., Philocl., 192 sq. , 1326 sq.),— Erichthonius (Kurip.,

doute ici la jalousie expressément prêtée à Thémis dans le récit d'Euripide, cette lutte acharnée soutenue par Ja déesse législatrice contre le Dieu révélateur , nous font connaître une nouvelle application de l'idée delà nétnésis divine, en même temps qu'elles nous laissent apeicevoii- le motif religieux qui justifiait aux yeux des Grecs l'obscurité des oracles. Ce qui lessort en effet de toute cette légende , c'est la jalousie des vieilles déesses terrestres, obstinées à défendre le privilège divin de la prescience contre la libéralité de dieux plus jeunes, qui veulent y faire participer les hommes : idée entièrement semblable à celle qui fait le fond des Einnénides d'Eschyle, sauf que, dans cette tragédie, l'objet du débat n'est pas la prescience, mais le droit de punir.

La divination paraît avoir été confondue quelquefois avec la faculté prophétique, au moins dans le langage'. Apollon, appelé souvent le prophète de Jupiter ^ est aussi désigné par le surnom de Dieu devin. De plus, on attribuait à certains homn)es,ou plutôt à certaines familles (car

/on., V. 20 sqq.),— lamus (Pindar., Olymp., VI, 75), — l'acropole d'Athènes (Herodot., VIII, 41), ont également pour gardiens des dragons on des serpents.

1 . Comparer les vers 533 et 556 de l'Iiymne lioiiu-rifiue à Mercure, où la prophétie et la divination, très-iiclteinont distinguas, sont cependant désignées par un même mot. Platon (Tim.,''l B) soutient même que le nom de [lâvTEtç doit être réservé aux inspirés, et celui de •npisritat, donné aux interprètes des .signe."? envoyés par la divinité.

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