‹ Némésis et la jalousie des dieuxChapitre 173 sur 181 · Pseml.-Herodot., \'i(a Homer., c · texte numérisé non relu

Pseml.-Herodot., \'i(a Homer., c

le culte d'Adrastee a pu se lepandie de pioche en proche, à travers les possessions éoliennes, depuis l'Ida, où il paraît avoir eu son siège principal, jusqu'au mont Pagos.

D'un autre côté, nous savons que la colonie ionienne qui occupa, vers le milieu du onzième siècle, d'ahord Milet, puis le pays appelé de là lonie, et nommément Colophon, avait été amenée d'Attique par INilée et d'autres fils de Codrus ^ rje Colophon partirent de nouveaux colons, qui enlevèrent Smvrne aux Éoliens^, C'est par cette voie que le culte de Némésis, originaire de l'Altique, put pénétrer dans les parages de Smvrne. En somme, on peut induire avec quelque vraisemblance, croyons-nous, de ce qui précède, que les divinités désignées dans cette ville par le nom commun de Némésis étaient originairement, l'une, la déesse atlique Némésis, l'autre, la déesse phrygienne Adraslée, et que la réunion de leurs figures sur les médailles devait rappeler un rapprochement entre les deux branches, l'une éolienne, l'autre altique, de la population smyrniote. C'est ainsi que, sur- les médailles commémoratives des traités d'alliance, par un usage qui paraît avoir été particulièrement répandu en Asie Mineure, et pratiqué à Smyrne même ^, étaient souvent représentées,

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