V. Sur les siaximes «/£v de trop lt cossais-tui
TOMIÈME. (Voy. p. 178.)
Dans le nombre assez grand de sentences que l'antiquité piêle aux Sept Sages, il est difficile de rapporter avec ceitilude chacune à son auteur. Ainsi, poui- nous borner à celles qui nous intéressent, si la maxime La mesure est ce qu'il y a de meilleur esl mise au compte de Cléobule', un précepte équivalent, Obseivc la mesure^ est attribué à Thaïes, et ailleurs à Pitlacus^. L'adage Rien de trop, (|ui se rapproche des piécé-
1. Anthol. Cr., édit. de Boscli, lib. I, lit. Lxxxvr, ep. 7; Dicta VII Sapienlum (recueil inséré à la page 29() du tome IV du Florilerjium deStobée, édit. Teubner); Stob., FloriL, III, 79.
2. D. Vil .Sap.;Stob., FloriL, 111, 79. — On trouve déjà une recommandation toute pareille chez Hésiode, Travaux et Jours, v. 692 : MÉToa vjiioniijhT.x' y.aipo; 5' èttï îcàdiv àptcxo;. La maxime de Cléobule est reproduite presque textuellement dans les Vers dores , v. 38 :
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dents, est dû, selon les uns, à Sodamus % selon d'autres, à Chilon', ou à Pitlacus 3, à Solon, si l'on en croit Démétrius de Phalère et Diogène de Laërte '^^ qui nous avertit qu'au surplus l'incertitude était la même au sujet de toutes les autres sentences des Sept Sages ^. En effet, l'on ne variait pas moins sur l'origine de cette autre maxime encore plus célèbre : Connais-toi toimérne. Elle courait sous le nom de Chilon ^. Cependant quelques-uns en faisaient honneur à un eunuque néocore nommé Labys; d'autres y voyaient une réponse de la Pythie Phémonoé à une question de Chilon ''. Diogène de Laërte la revendique pour Thaïes ^; Stobée la fait commenter par Bias 9.
Ces hésitalions de l'antiquité montrent quelle unanimité elle attribuait aux Sages sui- les points les plus importants de la morale pratique. On peut en conclure qu'à ses yeux leurs doctrines ne formaient qu'un tout indivis, une morale unique.
1. Anthol. Gr., mantissa II, tit. m, ep. 40. — 2. Tb., ib., ib., ep. 41.