‹ Némésis et la jalousie des dieuxChapitre 37 sur 181 · Herodot., VIII, 119 ; cl'. ïsclivl., l>ers., v · texte numérisé non relu

Herodot., VIII, 119 ; cl'. ïsclivl., l>ers., v

f)6 THÉORIE m LA JALOUSIE

Dès lors, il n'y a pas lieu de s'éloiiner si, cJe bonne heure, des esprits préoccupés de la croyance à la juslice divine s'aiilorisèrent de celte confusion des idées de jalousie et de né- //iésfA\ pour ébranler, par l'indépendance de leurs interprétations, le préjugé populaire, dont ils adoptent au surplus la formule, et semblent même ailleurs accepter toutes les conséquences. « On écarte de soi, » dit Pindare, « les malheurs « issus de la jalousie, quand, parvenu au faîte, « tout en jouissant paisiblement de sa prospé- « rite, on sait éviter l'excès funeste '. » Eschyle développe la même pensée^ : « Il y a un pro- « pos accrédité dès longtemps chez les mortels : « c'est que le bonheur humain, parvenu à son (c comble, engendre, et ne meurt pas sans en- « fants; que du sein de la prospérité germent « pour les familles d'affreuses calamités. Seul en- « tre tous, je pense autrement : une action impie « en produit d'autres qui portent tous les traits « de la lace; mais le bonheur, dans la maison « du juste, donne toujours naissance à une belle « postérité. » Puis il montre l'excès, chez les méchants, entraînant à sa suile de nouveaux excès, et enfin l'inévitable châtiment.

I.'itlée qu'Eschyle substitue ici de son chef à l'oj)inion répandue dont il fait mention, c'est que

1. Piad., Pyt/i., M, 82, avec la correction <lc Scliiifidewiii ; cl. i»l., Is//iiii., III, <).

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