I. Horat., Curm., I
•'. Plin., His(. Nat., XXXUI, l. Ci'. Horat , Cann., III, ;;, v. il) .v|(|.
3. Dionys. Halicaiii., Antiq. lioni., \, 17. —Celle idée de la misère humaine, qui fui si familière aux descendants des Pélasges, les épitlièles tradilionnelles qui lexprimenl déjà cl)e/ Homère, ne doiventelles rien au souvenir eon''us de ces antiques infortunes ;' Peut être faut-il ésalciiifnt reconnaître 'es aïeux de la ritce fçrecque dans ces ('y(lo|)</s dHomere, qui joifincnt l'impiété à tous les caractères d'un peuple primitif: les Pélasp-s avaient connu la |iros(iérile avant d'enciiurir la coliTt' di\ lue.
loujouis réconde en visions, avait inélaiiiorpliosé certains inventeurs en êtres fantastiques. Les premiers cavaliers devinrent ainsi des Centaures : et peut-être la forme bi/arre prêtée aux dieux marins avait-elle été attribuée d'abord au premier nageur (|u'on avait vu se hasarder sur les flots. Quelques artistes créateurs passaient pour- investis d'un pouvoir mystérieux qui les mettait en rivalité directe avec la divinité. Sous l'allégorie des ailes fabriquées par Dédale, l'antiquité reconnaissait déjà les premières voiles \ Ce même Dédale ^, après V^ulcain ^ et Prométbée 4, avait su, disait-on, animer la matière façonnée par ses mains : symbole de la vie apparente que des yeux encore peu difficiles s'étonnaient de trouver dans les productions d'un art nouveau. Les Telchines, ces antiques habitants de Pihodes, qui, selon quelques-uns, avaient inventé la statuaire ainsi que l'ait de travailleile Per et l'airain, joignaient à cette double gloire la réputation d'enchanteurs malfaisants, qui faisaient seivir leur science magique tant à la perturbation de l'ordre établi dans la nature, qu'à la destruction des êtres ^.