Voir le n" II de notre Appendice
'l. Pausan., I, 33, 3 ; VII, ô; Tzetzes ad Lucophr., v. 87.
DANS LA MYTHOLOGIE ET DA.NS LAIlT. <V.)
bloc de marbre que les Perses avaienl iippoité de Paros pour en faire un tiopbée. Quoi (pi'il faille penser de ces diverses anecdotes, on peut affirmer que la statue de Rbamnunte n'offrait aux anciens mêmes (ju'une image méconnaissable de INémésis. Il n'en est pas ainsi des deux Némésis (ju'on adorait à Smyrne : ce sont les médailles de cette ville qui nous font connaître le plus sûrement les attributs par lesquels l'art antique distinguait babituellement la déesse de la jalousie divine : et la littérature du siècle de Périclés concorde avec le témoignage de ces monuments, liormis en ce seul point que le nom de îNémésis s y trouve partout au singuiiei' : d'ailleurs elle nous aide peut-être à démêler l'origine de cette seconde Némésis dont la figure caractérise les médailles smyrniotes.
Vers le même temps où l'on trouve enfin les attributions de Némésis déterminées avec précision par la poésie, on commence à rencontrer cbez les écrivains^ le nom d'une divinité qui, certainement, avait été distincte de la déesse adorée à Rbamnunte, si elle ne l'était encore, y^drastce.
Le culte d'Adrastée ne parait pas, comme celui de Némésis, originaire de la péninsule grcccpie. C'est en jNIysie, en Pbrygie, sur les boids du