tschyL, Pro7neth., v. 935; iJ. fragm. 173 (éd. Didot
100 L'IDÉE DE NÉiMÉSIS
fleuve i^isépus, aux environs du mont Bérécynlc, que nous repoitent ies premiers témoignages qui le concernenl *. Le nom, tout grec en apparence, d'AcIrastée, n'est donc peut-être qu'un mot barbare à l'origine, modifié par les Giecs conformément à l'idée qu'ils y attachaient. Quoi qu'il en soit, et quoi qu'on en ait dit, ce mot, sous sa forme grecque, la seule qui nous soit connue, ne peut guère signifier qu'une chose : ï Im'ivilable : et ainsi l'entendaient sans doute les Grecs eux-mêmes^, avant que le besoin d'innover eût fait proposer d'autres étymologies. Quant aux fables sur lescpielles se fondaient quelques anciens, pour rapporter l'origine du nom d'Adrastée à celui d'un Adraste différent ou non du héros de Sicyone^, tout ce qu'on en peut induire, c'est que le culte d'Adrastée datait, comme celui de Némésis, de l'époque héroïque : le nom de champs Adrastleiis , qui se trouve déjà dans Homère, ceux (.WJdfdslea , (\q tiionls Advnstieiis, donnés également à des lieux voisins de la contrée où ce culle avait fleuri d'a-
t. Anliiii.U'li. ;t|i. Sliaboii,, XIH, ca|). 588; .i;scli\l., fiagiii. cit. Cf. Apolloii. Rliod., 1, V. IIK); Sdiol. Apollon. Uliod., I, 1 1 IC, 1 r.'.'J; Hustath., ad lluid., Il, 8'?8.
2. P.s.-Aristot., DeMundo, cap. 7; Etijm. Magn., voc. ll£nf,wjj.£vov; • Cornut. seu Pliuiiuit., De Nalur. rffor., cap. 13; Sciiol. Plat., Ilepub., 451 A; lùistalh., loc. cit. — On trouve, en outre, chez Pliurnulus, les gloses àciopâaTE'.a cl uoÀ'JOpàGTEia. Cf. Suiil. voc. '.\opa(7X£ta Né|j.£(ji;.
3. Antlmacli., SIral)., I.iistalli., iocc. citl. Cf. llapa5o?OYpâ:poi, éiliJ. Westerniaun, appendix )iurva(iomim, Tiepl 'Aooactcîa;; Suid. voce. 'AopaiTS'.a, 'Aôpâ'/Tïia Kep-êii; et Aiovjai'wv Gzw|j.[jiâTwv.