Suid., voc. N£u£'7i
5. Calliinacli., Hijmn. Ccrer., v. 57 : imasc fréquente clie/ les poètes; cf. Kurip., rra;;m. 488 (coilect. Didol); Hesycli , voc. cx-j-îi/a; ; .£scliyl., Eu}nen.,\.2:'o; Sopli., l'Iulocl-, v. 13^3; id , fragin. 3'28 (coilect. Didot/.
refoule inévitablement dans sa condition l'homme qui a essayé d'en sortir ou que la fortune en a tiré.
Tels sont les trois caractères que la poésie nous montre réunis dans le personnage d'Adrastée-Némésis. L'art travailla sur ce modèle, et ne fit qu'en marquer plus fortement les traits. En retrouvant dans la Némésis de la sculpture celle de la poésie, en voyant celle-ci prendre corps, pour ainsi dire, sous le ciseau des artistes, on mesurera combien l'idée en question, sans rien perdre d'essentiel, gagna de précision et de clarté à ce dernier degré de personnification ^
Les figures de Némésis ^, et spécialement celles que d'irrécusables témoignages ne permettent pas de méconnaître, comme ces Némésis
1. Le type plastique de Tséniosis, fort maltraité par le spirituel mais paradoxal Zoega, est cité, à plus juste litre, dans riiilroduction des Religions de Vanliquité (pag. 70), comme un heureux exemple de ces allégories expressives où excella l'imagination des Grecs.
2. Nous renvoyons , pour les représentations figurées de Némésis, au recueil d'otl'ried Mùller [ Denkmiiler der alten Kunst), continué parFr. Wieseler (Gœttingue, DielericlO.— La statue du Louvre inscrite au livret sous le n" 318 ne rappelle que d'assez loin la Némésis de l'épo(iue classique : aussi paraît-il très-douteux à Olf. Millier {Archxol. d. Kunst, § 398, note 4) que le nom qui lui a été donné soit le véritable. Si c'est réellement une figure de Némésis, aucun monument n'atteste mieux l'assimilation, complète dans la période romaine, de cette divinité à la Fortune, ou même à la Bonne Fortune. La l'rovidcncc (n" G?,.'!) qu'on voit au même musée se rapproche davantage du type consacré de Némésis : elle en a exactement l'attilude; et quant ;iu globe rju'elle porte dans une main, cet emblème convient bien à l'Adrastée de l'àgc phUosophique.