Anlhol. Gr., éd. de Boseli, IV, xii, ep
sur le sens de cet emblème : mais ils sont d'accord pour en clierclier l'explication dans l'idée même de la némcsis divine. Ammien IMarcellin parait y voir le frein de la Nécessité, emprunté par Némésis pour brider l'orgueil humain ^ Suivant i'épigramme à laquelle nous renvoyons, cet altiibut n'a rapport qu'à la retenue prescrite au langage. «La folle licence des bouches sans « frein, » dit Euripide, « est punie de l'inforrt tune ^. )) Se taire dans la peine, parce que les dieux sont les plus forts ^; se taire dans la prospérité^, pour ne pas appeler sur soi le fatal regard de l'œil qui lance la foudre; se taire enfin dans les circonstances où le culte exige soit le recueillement, soit la discrétion : la sanction de toutes ces lois sacrées était certainement attribuée à Némésis; et c'est sans doute, sinon la seule raison, du moins une des raisons pour lesquelles on la représentait portant un fiein à la main. Le doigt lapproché de la bouche , chez les Némésis de Smyrne, à peu près comme dans les figures qui représentent le dieu du silence, ne voulait pas dire autre chose.
Sur certaines médailles de même provenance, l'une des Némésis tient un petit bâton dont la forme paraît également convenir à une
1. Aiiiin. MartcU., XIV, 11. Ci". Mcsomcd,, Uymu. Nemcs. 7. lànip., Bacch , v. 380.